Vacances = décrocher, oui mais… (4/4)

Le jour du départ fut pénible. Quitter ce coin de paradis où le temps est suspendu et où la chaleur et le soleil rendent indolents nous pesait royalement. Mon beauf en rajouta une couche en disant que pour 50$ seulement on pouvait modifier notre jour de départ.

-Vous pourriez partir en même temps que nous mardi prochain!

-Tu te rends compte, mon Lulu: 6 jours de plus au soleil! que je me suis exclamé

-J’en connais une à la maison qui va être dans tout ses états si elle apprenait ça!

Ouais… Et puis, de toute façon, c’était trop beau pour être vrai… On se rendit donc à l’aéroport, échangèrent des au revoir avec des embrassades et on abandonna nos hôtes à leur triste sort: la farniente des vacanciers! De notre côté, on affronta les gratteux de guitare dominicains au bas de l’escalier mobile nous menant à l’aire d’embarquement. Ces derniers s’animaient machinalement à l’arrivée de chaque nouveau passager dans l’espoir de recevoir quelque aumone.

-T’as remarqué? que je chuchotai à l’oreille de Lulu. Ils s’arrêtent net quand on disparaît au haut de l’escalier.

Tout alla bon train: l’avion atterrit à l’heure et ses passagers quittèrent son enceinte gaiement (c’est sûr! Ils s’en venaient au soleil tandis que nous… ) Et on remplaça ceux-ci dans les sièges encore chauds. Comme l’avion recula sur le tarmac, mon Lulu eut ce commentaire :

dû quitter aussitôt car je ne pouvais rester aux Départs, la patrouille de surveillance m’ayant fait signe de déguerpir. En chemin vers la maison, j’ai rejoint Lulu qui était dans tous ses états : la borne de sortie refusait sa carte de crédit! Il a dû retourner au Valet Parking raconter aux commis (pas les mêmes que la semaine d’avant) notre grrrrrrrrossssssse bêtise et ceux-ci lui expliquèrent qu’il fallait utiliser la même carte de crédit à la sortie qu’à l’arrivée. Ils n’avaient pas pu nous le dire ce détail là quand on était au même endroit quelques jours plus tôt!?!?!?!? Résultat, Lulu a dû débourser pour 14 jours de stationnement quand, en réalité, il n’aurait dû payer que pour 7 de plus (la 1e semaine ayant été prépayée).

-Ça sera pas facile à Dorval de trouver les clés dans la valise. J’aurais dû les sortir avant.

-Euh… c’est parce que les clés sont restés dans le safe chez ta soeur, balbutiais-je, réalisant tout à coup le pétrin dans lequel on se trouvait

-T’es pas sérieuse!

Et quoique ma bsf et Gringo restaient à 10 minutes de l’aéroport, je voyais pas comment je demanderais à l’agent de bord d’aller expliquer notre situation au pilote pour qu’il retarde notre départ. Céliiiiiiine! peut-être, mais Lilyyyyyyy, je pense pas.

-C’est pas trop grave, après tout. Ton double est dans mon auto à l’aéroport et le mien est à la maison dans sa cachette habituelle, non? affirma Lulu. C’est sûr qu’on va devoir trouver un moyen de récupérer le double de mon char…

-Euh… c’est parce que le double de ton auto est dans mon trousseau de clé chez ta soeur…

Une fois arrivé à Dorval, on s’est rendu au Valet Parking pour raconter notre histoire aux commis qui avaient peine à retenir leur rire. Ils ont appelé Dave, le remorqueur du stationnement et, heureusement, celui-ci est parvenu à ouvrir la portière de l’auto à Lulu ($). Ça n’a pas été long qu’on a récupéré mon double d’auto. On redescendit du 3e étage du stationnement et on a pris un taxi pour revenir à la maison ($$). Le lendemain matin, commencèrent les tractations pour récupérer l’auto et les clés en RD mais sans succès. Dave ayant l’exclusivité, on devait faire affaire avec lui pour sortir l’auto du stationnement ($). Il nous fallait un 2e remorqueur pour rapporter l’auto chez le concessionnaire ($$) et il fallait payer ce dernier pour programmer le double ($)!! On a alors rejoint Tatie et Gringo sur Skype, histoire de trouver un moyen de livraison fiable : UPS? Non. Purolator? Non. Le paradis de chaleur et de soleil se muait étrangement en ‘république de banane’, là, là!! Ne restait plus qu’à attendre le retour des beauf’.

On a enfin récupéré l’auto une semaine plus tard. J’ai reconduit Lulu à l’aéroport mais j’ai

On a donc dû envoyer une requête en réclamation au service administratif et une fois les vérifications faites (lire: plusieurs jours d’attente), ils ont fini par admettre la véracité de notre histoire et libérer les fonds.

Vacances = décrocher, oui mais… faut pas que le COCO vire en JELL-O!  Lily So signature

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